AQUABALLET : Marianne Aventurier, la danse en apnée comme une révérence au vivant

Il y a des films que l’on regarde une fois. Et il y a ceux que l’on relance aussitôt, juste pour retrouver cette sensation de flotter un peu plus longtemps. Le deuxième épisode d’AQUABALLET fait partie de ceux-là.

Mis en ligne le 26 septembre 2026 sur la chaîne YouTube Diatomée, ce nouveau ballet sous-marin signé Marianne Aventurier et Alex Voyer a déjà dépassé les 6 000 vues en quelques jours. Je vous en parle aujourd’hui, parce qu’il touche exactement à ce qui me fait aimer l’apnée : la grâce, le silence et la rencontre.

Qui sont Marianne Aventurier et Alex Voyer ?

Marianne et Alex sont deux apnéistes amoureux de l’océan qui ont fait un choix de vie radical : vivre pendant huit ans à bord de leur voilier, Diatomée, qui les a menés jusqu’en Polynésie française. Ils ont revendu ce bateau cette année et sont aujourd’hui de retour à Paris, très heureux de retrouver la terre ferme : la charge d’un bateau n’est pas de tout repos.

Marianne est danseuse et apnéiste. Elle a trouvé sous la surface un nouvel espace d’expression, où chaque mouvement se compose avec le souffle retenu, la lumière et les animaux qui croisent sa route.

Alex Voyer est photographe sous-marin et moniteur d’apnée depuis plus de dix ans. Il photographie le monde marin exclusivement en apnée, des eaux polaires aux mers tropicales. Certains se souviennent peut-être de ses images de baignades clandestines dans la Seine et les canaux parisiens.

Ensemble, ils forment un duo rare : elle danse, il filme, et tous deux respirent au même rythme.

AQUABALLET, retour sur le premier épisode

Le premier AQUABALLET est sorti en 2024. Un court film de 5 minutes 26, sans un mot, tourné sous la coque de Diatomée avec des moyens très modestes. Le principe était déjà posé : danser au milieu de la faune sauvage, sans jamais la nourrir ni la toucher. Les deux auteurs le résument ainsi : se fondre dans la nature et montrer que l’humain y a sa place s’il n’arrive pas en conquérant.

Ce premier film a fait le tour des festivals : prix du meilleur court métrage de danse en Inde en mars 2024, prix du public aux États-Unis en octobre 2024, puis trois distinctions au Sheffield Adventure Film Festival 2026 (argent pour le meilleur film artistique, argent pour le meilleur film de nage en eau libre et bronze pour le meilleur court métrage). Un des membres du jury l’a même qualifié de plus beau film du festival.

Épisode 2 : encore plus d’élégance et de volupté

Ce deuxième volet va plus loin. Marianne y est toujours sublimée par l’œil complice d’Alex, mais tout semble plus ample, plus fluide, plus abouti.

J’ai particulièrement été touchée par trois choses.

La musique, d’abord. Composée par Stéphane Lopez, elle a été enregistrée au studio LNA Records avec un ensemble à cordes : Lina Belaïd au violoncelle, Rémi Foucard et Mathilde Vrech au violon, Julien Gaben à l’alto et Maeva Rabassa à la harpe. Elle épouse chaque mouvement sans jamais l’écraser.

La lumière, ensuite. Ce bleu polynésien traversé de rayons qui caressent le corps de Marianne et le dos des animaux.

L’enchaînement des prises de vue, enfin. Le montage de JP Mure et l’étalonnage de Sylvain Canaux, au sein de l’équipe de postproduction Saint Louis menée par Louis Arcelin et Daniel Rota, donnent au film une respiration très naturelle. Petite anecdote savoureuse : François Gilguy a même été chargé de faire disparaître les languettes du masque de Marianne !

Difficile pour moi de ne pas penser au travail de Julie Gautier, qui a ouvert la voie de la danse filmée en apnée avec Ama en 2018. AQUABALLET s’inscrit dans cette lignée, avec sa propre signature : ici, la danseuse ne danse pas seule.

Des rencontres sous le signe du respect

Car ce que j’aime le plus dans ce nouveau ballet, ce sont les rencontres animales qui se succèdent, et le respect qui motive chacune d’entre elles.

Les dauphins, notamment, ne sont pas des figurants. Ils viennent, repartent, choisissent de rester un instant. Rien n’est forcé. On sent derrière chaque image une patience infinie et une vraie connaissance des animaux. Marianne remercie d’ailleurs Belen Ferro et Manuarii Mao pour leur aide précieuse à aller à la rencontre des dauphins, et Kristel Chaton pour leur avoir dit que c’était possible.

C’est peut-être là que réside la force de ce film : il ne montre pas une performance, il montre une relation.

Les coulisses : 72 mises à l’eau et 700 prises de vue

Derrière ces quelques minutes de grâce se cachent 72 mises à l’eau, 700 prises de vue et des heures de rushes. « Ainsi que beaucoup d’amour et de patience », précise Marianne.

Un tournage en apnée, en pleine mer, avec des animaux sauvages, c’est aussi une affaire d’équipe. Marine Grosjean et Alice Decaestecker ont tenu le Zodiac pour libérer Alex dès qu’elles le pouvaient. Et dans l’ombre, Catherine Aventurier a apporté son soutien indéfectible, et Michèle Garance s’est révélée la plus grande fan du projet.

La parole à Marianne

1. D’un épisode à l’autre

Le premier AQUABALLET a été tourné en 2024 avec des moyens très modestes, puis il a été primé dans plusieurs festivals. Qu’avais-tu envie d’explorer de nouveau dans ce deuxième épisode, et qu’est-ce qui a changé dans votre façon de travailler ?

Le succès du premier film aurait dû nous motiver pour la suite, mais cela a eu l’effet inverse : à la fois nous n’avions pas d’inspiration, et nous savions que jamais nous ne ferions « aussi bien » après avoir passé tant d’heures dans l’eau pour quelques minutes d’images. Nous n’avons rien fait pendant un an. Puis le moment est venu de revendre Diatomée, notre voilier adoré, pour un retour à la vie sur terre. Il nous restait un an à profiter des eaux polynésiennes et nous avons voulu aussi mettre ce temps à profit : à la fois rendre hommage à Diatomée, et continuer de faire ce qu’on sait faire : partager en images notre amour pour la faune marine qui nous a tant émerveillés. Beaucoup d’animaux manquaient dans le premier volet et créer de nouvelles images avec eux a été le début de ce second AQUABALLET.
Nous avons travaillé exactement de la même manière : seuls avec notre Zodiac à parcourir les plus beaux sites de Polynésie ! Parfois, nous avions l’aide d’amis qui venaient soulager Alex en tenant le Zodiac quand nous tournions dans le courant, c’est-à-dire très souvent !

2. Danser en retenant son souffle

Tu viens de la danse. Comment l’apnée transforme-t-elle ton geste ? Prépares-tu une chorégraphie avant de te mettre à l’eau, ou laisses-tu le mouvement naître de l’instant, de la lumière et des animaux ?

Ce n’est pas tant l’apnée que la résistance de l’eau qui ralentit toute forme de mouvement. Tous les appuis sont différents, ce qui peut être déstabilisant, mais en même temps les jambes ne pèsent rien et les arabesques sont bien plus belles que sur terre ! Surtout pour une danseuse encore bien débutante comme moi en danse classique !
J’ai pu chorégraphier à l’avance, mais j’ai trouvé que cela rendait moins bien au final pour un film. J’ai préféré improviser et Alex aussi faisait des mouvements de caméra quand il le sentait. Nous tournions beaucoup et je ne gardais que les plus beaux passages, à la fois concernant le mouvement mais aussi le cadre, la lumière, les petites bulles et bien sûr les animaux quand il y en avait.

3. La rencontre avec les dauphins

Le respect du vivant est au cœur de votre démarche : pas de nourrissage, pas de contact. Comment approchez-vous concrètement les dauphins et les autres animaux ? Y a-t-il une rencontre de ce tournage qui t’a particulièrement marquée ?

Un grand merci d’en parler car c’est notre principal message.
Nous avons essayé de déranger le moins possible, même si, bien sûr, nous avons un impact, aussi précautionneux soyons-nous… Nous sommes chez eux, les animaux marins nous acceptent et nous tolèrent quasiment toujours et je les en remercie. J’aimerais dire que cette danse avec le dauphin était exceptionnelle, mais nous avons tellement galéré à tourner avec eux, ils n’en avaient rien à faire ! Ils dormaient ou restaient à distance. Nous n’insistions jamais. Et un jour, ils surfaient dans une vague « sur place » créée par le courant et nous pouvions nous laisser dériver sur eux. J’avais le temps de descendre en apnée et cela a attisé leur curiosité ! En une heure, nous avions plein d’images alors que nous commencions à perdre espoir ! Mais il ne fallait pas se louper et j’étais extrêmement concentrée sur mes mouvements : ce n’était pas le moment d’avoir un pied dedans ou des mouvements parasites ! La pression était moindre avec les bancs de poissons, toujours coopératifs !!!
Je crois que la rencontre qui m’a marquée est celle du poulpe ! C’était mon rêve qu’il soit au casting, mais cela ne semblait pas simple. Au cours de notre nage quotidienne, nous avons repéré un poulpe et nous sommes revenus au même endroit l’après-midi avec la caméra et la tenue de danseuse… il était encore là ! Nous avons fait plusieurs descentes, chacun à notre tour, pour l’apprivoiser un peu et ne pas l’effrayer, et cela a fonctionné. Il y a même une image où il se rapproche encore plus de ma main, mais il y avait trop de sédiments pour l’utiliser. Elle sera dans le making of.

4. Les coulisses d’un tournage hors norme

72 mises à l’eau, 700 prises de vue : à quoi ressemblait une journée de tournage à bord de Diatomée ? Et comment se construit la complicité avec Alex sous l’eau, quand ni l’un ni l’autre ne peut parler ?

Nous ne tournions pas plus d’une fois par jour, soit le matin, soit en fin de journée pour profiter de la lumière. Nos mises à l’eau duraient une heure environ (à cause du froid, car nous bougions peu finalement). Une de nos grandes chances a été d’avoir le temps. Pendant plusieurs mois, nous avons pu collecter de beaux moments. Nous avons pu tourner parfois jusqu’à 30 % du film en une seule heure car la visibilité était dingue, les animaux étaient hyper coopérants et notre forme olympique ! Certaines plongées nous ont permis au contraire d’expérimenter, de comprendre où se placer et de trouver ce qui fonctionnait ou pas, etc.
Nous communiquions en surface. Alex me dirigeait énormément car lui seul voyait le rendu final. Il s’adaptait toujours à moi et surtout à mes temps de récupération. C’est moi qui imposais le rythme de nos plongées. Tourner des vidéos, ce n’est pas ce qu’il préfère (il est photographe !). Il a toujours été très généreux et très patient sur ce tournage et je l’en remercie vivement 🙂

5. Inspirations et suite

Apnoïa met en lumière les femmes et leur lien avec la mer. Quelles femmes de l’eau t’ont inspirée sur ce chemin ? Et peut-on rêver d’un troisième AQUABALLET ?

Bien évidemment, l’univers de Julie Gautier me parle énormément: elle n’est pas dans la performance mais plus dans le ressenti et les émotions (tout en réalisant une sacrée performance !). Mais plus globalement, les femmes de la mer que j’admire plus que tout sont les militantes, que ce soit Lamya Essemlali, Claire Nouvian ou Camille Etienne… J’admire leur courage et leur persévérance. Je ne me sens pas les épaules d’endosser ce rôle de militante, alors je respecte d’autant plus leur parcours.
Concernant un autre AQUABALLET, c’est un peu comme à la fin du premier: cela a demandé tellement de travail que nous avons du mal à nous projeter dans un autre projet tout de suite…
Laissons le temps (et la nature) nous inspirer !

Le film

Je vous laisse découvrir AQUABALLET, épisode 2. Mettez le son, installez-vous confortablement et retenez votre souffle.

Regarder AQUABALLET épisode 2 sur YouTube

Et vous, qu’est-ce qui vous émeut le plus lors d’une rencontre avec un animal sous l’eau : sa curiosité, sa liberté ou ce silence partagé ?

For English readers,

AQUABALLET: Marianne Aventurier, dancing on a breath hold as a tribute to living things

Some films you watch once. Others you restart right away, just to feel like you are floating a little longer. The second episode of AQUABALLET is one of those.

Released on 26 September 2026 on the Diatomée YouTube channel, this new underwater ballet by Marianne Aventurier and Alex Voyer passed 6,000 views within a few days. I’m sharing it with you today because it touches exactly what makes me love freediving: grace, silence and encounters.

Who are Marianne Aventurier and Alex Voyer?

Marianne and Alex are two ocean-loving freedivers who made a radical life choice: living for eight years aboard their sailboat, Diatomée, which took them all the way to French Polynesia. They sold the boat this year and are now back in Paris, very happy to be on solid ground again, since looking after a boat is no easy task.
Marianne is a dancer and a freediver. Beneath the surface she found a new space for expression, where every movement is shaped by the held breath, the light and the animals she meets along the way.
Alex Voyer has been an underwater photographer and freediving instructor for more than ten years. He photographs the marine world exclusively on a breath hold, from polar waters to tropical seas. Some of you may remember his images of clandestine swims in the Seine and the canals of Paris.
Together they form a rare duo: she dances, he films, and both breathe in the same rhythm.

AQUABALLET, looking back at the first episode

The first AQUABALLET came out in 2024. A short film of 5 minutes 26 seconds, without a single word, shot beneath Diatomée’s hull on a very modest budget. The principle was already set: dancing among wildlife, never feeding or touching it. The two creators sum it up this way: blending into nature and showing that humans belong there as long as they don’t arrive as conquerors.
This first film toured the festivals: best dance short film award in India in March 2024, audience award in the United States in October 2024, then three distinctions at the Sheffield Adventure Film Festival 2026 (silver for best artistic film, silver for best open water swimming film and bronze for best short film). One of the jury members even called it the most beautiful film of the festival.

Episode 2: even more elegance and sensuality

This second instalment goes further. Marianne is once again enhanced by Alex’s knowing eye, but everything feels broader, more fluid, more accomplished.
Three things particularly moved me.
First, the music. Composed by Stéphane Lopez, it was recorded at LNA Records studio with a string ensemble: Lina Belaïd on cello, Rémi Foucard and Mathilde Vrech on violin, Julien Gaben on viola and Maeva Rabassa on harp. It follows every movement without ever overwhelming it.
Then, the light. That Polynesian blue pierced by rays that stroke Marianne’s body and the backs of the animals.
Finally, the flow of the shots. JP Mure’s editing and Sylvain Canaux’s colour grading, within the Saint Louis post-production team led by Louis Arcelin and Daniel Rota, give the film a very natural rhythm, like breathing. A delightful anecdote: François Gilguy was even tasked with erasing the straps of Marianne’s mask!
I can’t help thinking of Julie Gautier’s work, which paved the way for filmed dance on a breath hold with Ama in 2018. AQUABALLET belongs to that lineage, with its own signature: here, the dancer does not dance alone.

Encounters built on respect

Because what I love most about this new ballet are the animal encounters that follow one another, and the respect behind each of them.
The dolphins, in particular, are not extras. They come, they leave, they choose to stay for a moment. Nothing is forced. Behind every image you sense endless patience and a real knowledge of the animals. Marianne thanks Belen Ferro and Manuarii Mao for their precious help in approaching the dolphins, and Kristel Chaton for telling them it was possible.
Perhaps that is where the film’s strength lies: it doesn’t show a performance, it shows a relationship.

Behind the scenes: 72 water entries and 700 shots

Behind these few minutes of grace lie 72 water entries, 700 shots and hours of footage. “As well as a lot of love and patience,” Marianne adds.
Filming on a breath hold, in the open sea, with wild animals, is also a team effort. Marine Grosjean and Alice Decaestecker handled the Zodiac to free up Alex whenever they could. And behind the scenes, Catherine Aventurier gave her unwavering support, while Michèle Garance turned out to be the project’s biggest fan.

Marianne in her own words

1. From one episode to the next

The first AQUABALLET was shot in 2024 on a very modest budget, then won awards at several festivals. What did you want to explore anew in this second episode, and what changed in the way you work?

The success of the first film should have motivated us to continue, but it had the opposite effect: we had no inspiration, and we knew we would never do “as well” after spending so many hours in the water for a few minutes of footage. We did nothing for a year. Then the time came to sell Diatomée, our beloved sailboat, and return to life on land. We had one year left to enjoy Polynesian waters and we also wanted to make the most of that time: both to pay tribute to Diatomée and to keep doing what we know how to do, sharing through images our love for the marine life that amazed us so much. Many animals were missing from the first instalment, and creating new images with them was the beginning of this second AQUABALLET.
We worked in exactly the same way: on our own with our Zodiac, exploring the most beautiful sites in Polynesia! Sometimes friends helped out, relieving Alex by handling the Zodiac when we were filming in the current, which was very often!

2. Dancing while holding your breath

You come from dance. How does freediving transform your movement? Do you prepare a choreography before getting in the water, or do you let the movement arise from the moment, the light and the animals?

It’s not so much freediving as the resistance of the water that slows down every movement. All your points of support are different, which can be destabilising, but at the same time your legs weigh nothing and arabesques look far more beautiful than on land! Especially for a dancer who is still very much a beginner in classical ballet, like me!
I was able to choreograph in advance, but I found it worked less well in the end for a film. I preferred to improvise, and Alex also moved the camera when he felt like it. We filmed a lot and I only kept the most beautiful passages, in terms of movement but also framing, light, the little bubbles and of course the animals when there were any.

3. Meeting the dolphins

Respect for living things is at the heart of your approach: no feeding, no contact. How do you actually approach the dolphins and the other animals? Was there one encounter during this shoot that particularly moved you?

Thank you so much for bringing this up, because it’s our main message.
We tried to disturb them as little as possible, even though of course we have an impact, however careful we may be… We are in their home; marine animals accept and tolerate us almost every time, and I thank them for it. I’d love to say this dance with the dolphin was exceptional, but we struggled so much to film with them, they couldn’t have cared less! They were sleeping or kept their distance. We never insisted. Then one day, they were surfing a standing wave created by the current and we could drift over them. I had time to dive down, and that sparked their curiosity! Within an hour we had loads of footage, just as we were starting to lose hope! But we couldn’t afford to get it wrong, and I was extremely focused on my movements: it was not the moment for a misplaced foot or any stray movement!!! There was less pressure with the schools of fish, always cooperative!!!
I think the encounter that touched me most was the octopus! It was my dream to have one in the cast, but it didn’t seem easy. During our daily swim we spotted an octopus, and we came back to the same spot in the afternoon with the camera and the dance outfit… it was still there! We took turns diving several times to tame it a little without frightening it, and it worked. There’s even a shot where it comes even closer to my hand, but there was too much sediment to use it. It will be in the making of!

4. Behind the scenes of an extraordinary shoot

72 water entries, 700 shots: what did a filming day aboard Diatomée look like? And how do you build complicity with Alex underwater, when neither of you can speak?

We never filmed more than once a day, either in the morning or late in the day to make the most of the light. Our sessions in the water lasted about an hour (because of the cold, since we actually moved very little). One of our great privileges was having time. Over several months we were able to collect beautiful moments. Sometimes we filmed up to 30% of the film in a single hour, because the visibility was incredible, the animals were super cooperative and we were in top shape! Other dives, on the contrary, allowed us to experiment, to understand where to position ourselves and to figure out what worked and what didn’t.
We communicated at the surface. Alex directed me a lot, because he was the only one who could see the final result. He always adapted to me, and especially to my recovery times. I was the one who set the pace of our dives. Filming videos isn’t his favourite thing (he’s a photographer!). He was always very generous and very patient throughout this shoot, and I thank him warmly 🙂

5. Inspirations and what’s next

Apnoïa highlights women and their bond with the sea. Which women of the water have inspired you along the way? And can we dream of a third AQUABALLET?

Of course, Julie Gautier’s universe speaks to me enormously: she isn’t about performance but about feelings and emotions (while achieving quite a performance!). But more broadly, the women of the sea I admire above all are the activists, whether Lamya Essemlali, Claire Nouvian or Camille Etienne… I admire their courage and perseverance. I don’t feel strong enough to take on that activist role myself, so I respect their journey all the more.
As for another AQUABALLET, it’s a bit like at the end of the first one: it took so much work that we find it hard to imagine another project right away…
Let’s give time (and nature) a chance to inspire us!

The film

I’ll let you discover AQUABALLET, episode 2. Turn the sound on, get comfortable and hold your breath.

Watch AQUABALLET episode 2 on YouTube

And you, what moves you most when you meet an animal underwater: its curiosity, its freedom, or that shared silence?

Votre commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.